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Mimizan, ça pue : de Biscarosse-ville à Mimizan

Posted by on 5 juillet 2016

Aujourd’hui, fin de l’interlude Biscarosse.

Il nous reste trois jours pour rejoindre Bayonne, et c’est l’heure de partir. Nous avons ressorti le muesli ; c’est à regret que nous laissons la boulangerie Le Fournil de l’Océan, à deux pas de la chambre d’hôte. Bertouille, si tu ne connais pas, c’est en face du Super U et leur baguette Céraine est une tuerie.

Tant que j’y suis à interpeller individuellement les lecteurs de ce blog, je m’adresse à François (celui de Lyon), que je prie d’attendre un peu avant de me condamner à une défenestration suite à la lecture du titre de cet article.

Mais commençons notre journées. Au revoir à Patrick et Martine, qui repartent sur leur moto pour Paris et qu’on espère bien recroiser un jour ; au revoir à Françoise, qui nous a accueillis dans sa chambre d’hôte (pendant quatre jours elle a appelé PetitLait « mon beau gosse »). Et nous partons en longeant le lac de Biscarosse.

Lac de Biscarosse

Lac de Biscarosse

C’est tout droit, on longe une route, rien de spécial. À Parentis-en-Born, nous changeons de route : en continuant tout droit, nous aurions terminé à Ychoux (d’où l’expression : être dans l’Ychoux, en latin alea jacta est brassicae fluctuat nec mergitur).

Le décor change un peu, devient plus touristique. Il y a davantage de campings.

Lac de Biscarosse

Lac de Biscarosse

Vers Ste-Eulalie-en-Born, nous faisons une halte prolongée : l’étape du jour n’est pas très longue, on a le temps. PetitLait joue sur une aire de jeu.

PetitLait sur un toboggan de grand

PetitLait sur un toboggan de grand

Tout ça nous amène à midi et donc à la pause déjeuner. Aujourd’hui c’est les restes : reste de taboulé, reste de pâtes avec reste de concombre et de camembert. C’est alors que débarquent plusieurs dizaines d’adolescents en vélo et leurs accompagnateurs. On est littéralement envahis.

Les envahisseurs

Les envahisseurs

Une dame venue nous emprunter du lubrifiant pour vélo nous explique que ces jeunes participent à un camp spirituel et qu’il vont en vélo de Parentis à Dax. En écoutant ces ados discuter, on a des doutes sur le côté spirituel. Finalement, pressés de retrouver notre tranquillité, nous rangeons nos affaires et partons. Il nous reste une vingtaine de kilomètres avant la plage de Mimizan.

Plage de Mimizan

Plage de Mimizan

À Mimizan, nous cadenassons nos affaires et descendons un peu à la plage et PetitLait joue au sable. Son grand jeu en ce moment est de nous demander de faire des pâtés en forme d’hippocampe.

Nous quittons la plage vers 17h pour aller voir nos hôtes de ce soir, qui habitent au bourg de Mimizan. Nous passons devant l’usine Gascogne Paper, qui fabrique de la pâte à papier à partir du pin. Et autour de cette usine se dégage une odeur difficilement descriptible ; disons entre l’œuf pourri et le bois en train de moisir. Je dois dire que de mes vacances quand j’étais petit, cette odeur est le seul souvenir que je garde de Mimizan, et elle justifie l’emploi du verbe « puer ». En plus, vous vous doutez bien qu’à vélo, on en profite encore plus longtemps et à pleines bronches (on a bien essayé de mettre l’air co, mais ça n’a rien changé).

Cimetière et usine qui pue (pas la vue la plus flatteuse de Mimizan, je le concède)

Cimetière et usine qui pue (pas la vue la plus flatteuse de Mimizan, je le concède)

Nous sommes finalement accueillis par Pierre et Joëlle. Joëlle nous sert à boire, ça fait du bien car il a fait chaud à la plage. Pierre revient de la pêche, il a eu beaucoup de mal à sortir en mer à cause des vagues, assez fortes et peu espacées, pour au final rentrer bredouille.

Pour le dîner Joëlle cuisine un gratin de légumes et de l’araignée de porc à la plancha (imaginez Spiderman avec un groin et faisant « gruik » en sautillant sur une plaque rouge vif). Après les légumes, elle nous propose des pâtes ; nous n’osons pas dire oui mais ça nous fait envie… Dix minutes plus tard les pâtes arrivent et on engloutit tout (c’est même PetitLait qui termine le plat). En dessert Joëlle à préparé les pêchés que nous avions achetées la veille et qui ont bien souffert dans la remorque.

Nous discutons un peu avec Pierre et Joëlle, puis c’est dodo. Demain grosse journée et nous devons partir tôt car Joëlle doit s’absenter à neuf heures.

Bilan de la journée

  • Distance 52,80km
  • Temps 3h17
  • Dénivelée 129m
  • Distance cumulée 844,83km
  • Temps cumulé 51h20
  • Dénivelée cumulée 2571m
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3 Responses to Mimizan, ça pue : de Biscarosse-ville à Mimizan

  1. François

    M’enfin ! Si vous vous promenez dans les zones industrielles aussi… Ne vous étonnez pas d’avoir les odeurs qui vont avec. Vos cellules olfactives délicates de fonctionnaires européens dussent elles en souffrir. Malgré la qualité narrative de ce post, vous êtes condamné à la defenestration par Petitlait avec effet immédiat !!

  2. Julia

    J’aimerais bien voir les pâtés de sable en forme d’hippocampe !!! 🙂

  3. Mirabelle

    On triche on a des moules 🙂
    Mais PetitLait s’empresse des les détruire des qu’on en a fini un.

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