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Une herméneutique positiviste de la sociologie des habitudes touristiques dans le sud-ouest : de Mimizan à Vieux-Boucau-les-Bains

Posted by on 6 juillet 2016

Pourquoi ce titre, me direz-vous. Eh bien je n’en sais pas plus que vous. En tout cas, cette formulation cache bien dans cet article une remarque sur le contenu des campings rencontrés sur le chemin.

Ce matin, nous avons tranquillement petit-déjeuné avec Joëlle, en laissant PetitLait à sa grasse matinée. Pierre est parti alors que nous venions de nous lever, il passe la semaine à Bordeaux pour le travail.

Comme Joëlle doit partir un peu avant neuf heures, je laisse Mirabelle donner sa bouillie à PetitLait, et je m’emploie à vider la chambre où nous avons dormi de nos affaires, direction la terrasse, en vrac. De cette façon nous pourrons ranger et charger sans stress le tandem, même si la porte est fermée.

Finalement Joëlle nous laisse une clef avant de partir… Mais nous sommes prêts avant dix heures, une fois n’est pas coutume.

Notre usine préférée

Notre usine préférée

Avant de repasser devant l’usine de pâte à papier, nous faisons un détour par le bourg de Mimizan pour acheter du pain. En attendant devant la boulangerie, je souris quand j’entends la boulangère demander à Mirabelle si elle veut une poche. Eh oui, par là on dit une poche, ailleurs on dit un sac ou un sachet voire un cornet.

Nous croisons à nouveau les jeunes à vélo de la veille, dont l’un d’entre eux vient manifestement de subir une crevaison. Hier on a prêté du lubrifiant pour aider un câble de frein récalcitrant. Être accompagnateur de ces groupes ne doit pas être une partie de plaisir.

Sur ce, fin de Mimizan, début de la forêt.

Trente bornes comme ça ce matin

Trente bornes comme ça ce matin

Que des pins, des pins, des pins. De temps en temps la piste borde de jeunes pins, on se demande si en grandissant ils deviendront des pins au chocolat ou bien des pins au raisins. Tous les dix kilomètres, un vague village avec camping et plage.

PetitLait s’est au fil du voyage transformé en petit perroquet facétieux. Avec Mirabelle on a un code pour que je lui donne des infos importantes (« stop » quand on s’arrête, « go » quand on repart, « bosse » quand il va y avoir une secousse), et lui il répète tout. Donc parfois on l’entend dire « bosse » ou « stop ». Depuis aujourd’hui, on l’a même surpris à dire « Ho ! Hisse! » dans les montées. Et en rythme avec la cadence de pédalage, s’il vous plaît.

À Cap de l’Homy, nous opérons notre pause déjeuner, elle consiste à remplir du pain avec nos dernières victuailles, à savoir saucisson, fromage, concombre, tomate. PetitLait mange sa pizza aux champignons achetée le matin même (et donc sortie de sa poche™ pour l’occasion).

Pause bouffe

Pause bouffe

Pas trop mal pour des restes

Pas trop mal pour des restes

Et c’est reparti pour la seconde partie de la journée. À St Girons, on passe devant le camping. C’est là qu’on se dit que la pratique du camping a bien changé depuis trente ans.

St Girons, le camping

St Girons, le camping

À l’époque les campings étaient remplis de caravanes et comptaient assez peu de mobil-homes. Aujourd’hui c’est l’inverse, la plupart des campings ont essentiellement des mobil-homes et très peu de caravanes. Par ailleurs les mobil-homes ont aussi beaucoup évolué, ils sont passés de la boîte en fer-blanc avec des trous pour la porte et les fenêtres à de véritables petites maisons. Les caravanes, elles, ont plus ou moins la même tronche qu’il y a trente ans. On dirait bien que la caravane est en perte de vitesse ; d’un autre côté, même si c’est pratique de trimballer sa maison, ça reste très contraignant d’un point de vue logistique.

Par la suite, nous arrivons à Moliets, non sans un fastidieux détour pour cause de mauvais chemin autour du lac de Léon. Fastidieux détour en plein cagnard, et avec des petits raidillons bien sentis™ dans les deux sens, sinon ça n’a évidemment aucun intérêt.

Panneau de signalisation

Panneau de signalisation

Fort heureusement, la piste entre Moliets et Vieux-Boucau-les-Bains est très roulante, et c’est sans trop de fatigue que nous finissons notre étape du jour. Le compteur affiche 73 kilomètres, c’est de loin notre étape la plus longue cette année. Nous fêtons ça au centre ville au moyen d’une coupe glacée, qui nous fait le plus grand bien. Le vélo attend bien sagement à côté.

Fier destrier

Fier destrier

À l’arrivée c’est Émilie et Julien, sympathique couple propriétaire de la chambre d’hôte, qui nous accueillent. Nous profitons de leur piscine ! PetitLait également, grâce à des brassards prêtés par Julien. Il n’est pas rassuré au début (la présence des deux enfants d’Emilie et Julien, qui transforment la petite piscine en bassin à vagues n’aide pas) mais prend peu à peu goût à la baignade.

Enfin c’est la douche et le départ vers le restaurant de bord de plage pour le repas du soir. Au retour, une fois PetitLait couché, nous discutons un peu avec Julien, puis allons mettre la viande dans le torchon.

Bilan de la journée

  • Distance 73,30km
  • Temps 4h07
  • Dénivelée 312m
  • Distance cumulée 918,13km
  • Temps cumulé 55h27
  • Dénivelée cumulée 2883m
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