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Tout a une fin, sauf la saucisse qui en a deux : de Vieux-Boucau-les-Bains à Bayonne

Posted by on 7 juillet 2016

Il faut bien se rendre à l’évidence : aujourd’hui, c’est le dernier jour sur le vélo. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Bayonne.

La journée commence pourtant comme toutes les autres : réveil, rangement, petit déjeuner, rangement, chargement du vélo.

Après le début du pédalage, il y a l’inévitable détour par Super U et la boulangerie. Devant le supermarché, alors que je surveille le tandem pendant que Mirabelle fait les courses, PetitLait en profite pour prendre un peu d’avance, et en voiture, s’il vous plaît.

C'est de la triche !

C’est de la triche !

Nous rejoignons ensuite la piste cyclable, située tout près de la boulangerie. Et c’est parti, direction Hossegor. PetitLait nous impose néanmoins rapidement une pause : il s’endort sur son siège. Le temps de le mettre dans sa remorque et nous voilà de nouveau en route.

Après l’usine de pâte à papier de Mimizan, nous longeons une station d’épuration près de Seignosse. Oui, nous le savons, nos vacances font rêver.

Site non touristique

Site non touristique

Au début de la traversée de Hossegor, un moustachu en VTT vient à notre hauteur et commence à discuter. On arrive à le suivre, sauf dans les côtes où il nous largue sans effort. Il nous raconte ses ballades à vélo le long du canal du Midi, qu’il nous conseille tout en précisant que ce n’est pas adapté à la remorque : ça nous fait une belle jambe. Il nous pose aussi des questions et remarque en rigolant que la copilote n’a « pas l’air de pédaler bien fort » et qu’elle « se laisse vivre ».

Sur ce, il nous abandonne en nous souhaitant bonne journée. À ce moment, j’entends une voix grommeler derrière moi : « Je t’en foutrais, moi, du “elle se laisse vivre” ! ». Eh oui, c’est toujours le même style de reflexion qu’on entend. Pourtant, Mirabelle pédale, et si elle a pris des cuisses, c’est avec les montées à vélo, pas avec les desserts des restaurants.

pont à Hossegor

pont à Hossegor

Le centre de Hossegor est parfait pour les vélos, on a de la piste partout. Il y a beaucoup de fat bikes, des vélos aux pneus démesurément larges et donc adaptés au sable. On en avait vu dans la galerie marchande au supermarché de Biscarosse.

Modèle "Fat&Furious"

Modèle « Fat&Furious »

Sortie de Hossegor et entrée dans Capbreton : c’est là que commence notre purgatoire. Les pistes cyclables sont aléatoires et la signalisation hasardeuse ; nous suivons pourtant la Vélodyssée, qui va à Hendaye. Grâce à notre GPS, on réussit à retrouver notre chemin, et on s’arrête à la sortie de la ville pour le déjeuner.

Il nous reste vingt kilomètres, essentiellement dans la campagne entre Capbreton et Bayonne. L’itinéraire est plus facile à suivre, hormis quelques bizarreries ça et là.

Le concept du n'importe quoi appliqué à la piste cyclable

Le concept du n’importe quoi appliqué à la piste cyclable

À Tarnos puis Bayonne, c’est n’importe quoi, la signalisation de la Vélodyssée disparaît parfois pour réapparaître de façon inattendue quelques centaines de mètres plus loin, de temps à autre c’est la piste qui s’interrompt, nous laissant au milieu des voitures… Sans oublier bien sûr la piste qui s’arrête juste avant les ronds-points : on retombe dans les travers des villes où on veut bien que le vélo serve de caution écologique, mais pas question qu’il commence à déranger la sacro-sainte bagnole. Pourtant, on l’a vu, en Vendée essentiellement, quelques coups de peinture suffisent à sécuriser un rond-point pour les vélos.

Pont sur l'Adour

Pont sur l’Adour

Le GPS aidant, on arrive sur les bords de l’Adour (la rivière qui traverse Bayonne), un pont à traverser, et nous voilà devant l’hôtel.

Dernière photo du voyage

Dernière photo du voyage

On décharge et on monte les affaires, on range la remorque à la bagagerie de l’hôtel, et voilà, c’est fini. Le retour à Nantes est encore à venir, on espère simplement que ce sera un peu plus facile que l’année dernière.

Bilan de la journée

  • Distance 50,73km
  • Temps 3h06
  • Dénivelée 115m

Bilan du voyage

  • Distance 968,86km
  • Temps 58h33
  • Denivelée 2998m

À l’arrivée, le sentiment est bien différent de l’année dernière. En 2015, notre objectif était de partir chez nous et de rendre visite à nos maisons respectives d’origine. Ici à Bayonne, on s’arrête parce qu’il faut bien rentrer : comme raison de ne pas continuer, c’est un peu léger. On sent bien que Hendaye et l’Espagne, voire le Portugal, nous tendent les bras. Finir notre périple ici est donc un peu frustrant.

Ceci étant, quelles merveilleuses vacances on passe sur notre vélo avec PetitLait derrière nous ; PetitLait qui adore être sur son siège ou se reposer dans sa remorque, et qui prend plaisir à passer ses journées entières avec ses parents. Quelle satisfaction de voir la distance parcourue augmenter chaque jour, de voir les départements se succéder, et de découvrir des paysages magnifiques, des terroirs fabuleux et des gens formidables à chaque étape. Nous ne nous sommes jamais lassés de voir la mer ; nous avons souvent regretté de ne pas pouvoir rester davantage à certains endroits.

Quant au mauvais temps du début, il a vite été effacé par le soleil des jours suivants ; et les rencontres moins agréables font d’autant plus apprécier les personnes qu’on n’a pas envie d’oublier.

Frustration à l’arrivée, beauté des paysages, richesse des rencontres, c’est ce qui construit notre voyage, bien plus que nos coups de pédale.

Il faudra recommencer.

« « Une herméneutique positiviste de la sociologie des habitudes touristiques dans le sud-ouest : de Mimizan à Vieux-Boucau-les-Bains| L’épopée du retour… » »

2 Responses to Tout a une fin, sauf la saucisse qui en a deux : de Vieux-Boucau-les-Bains à Bayonne

  1. Genevieve

    Quel beau voyage et quelle belle conclusion. Ca fait rêver!

  2. Julia

    Bravo à vous encore une fois et merci pour ces récits ! On sent le plaisir dans vos vacances !
    A bientôt !

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