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Épisode 1 : Régine casse la loi des séries

Posted by on 7 août 2017

Regardez comme on est beaux.

Équipage

Au moment où nous partons, PetitLait est en train de faire de la balançoire avec sa grand-mère. Il n’a pas l’air de trop se soucier de nous. Le grand-père nous prend en photo.

On se demande bien à quoi vont ressembler nos journées : nous n’avons jamais fait de voyage de ce type sans ce petit. Il va falloir trouver de nouveaux repères.

Pour l’heure direction Albertville. On croise en chemin la gare de Cevins, qui nous fait penser à celle de Bénéstroff il y a deux ans, laquelle m’avait fait penser à l’époque à celle de Cevins. La boucle est bouclée.

Gare

On croise aussi un magasin de fromage, dans lequel on achète une tomme de chèvre pour les jours à venir.

Fromage

À Albertville, nous achetons notre repas de midi à La Grignotte, mais c’est compliqué de trouver des sandwiches sans mayonnaise. Bon sang pourquoi de la mayonnaise dans les sandwiches ?

Quelques kilomètres plus loin, nous passons à proximité d’un des aéroports les plus grands du monde, St Helens International. On regarde un A380 d’Emirates atterrir ainsi qu’un autre de Qantas décoller. Il y a aussi une base du SAF (Savoie Air Force). Pour PetitLait qui aime bien les avions, on prend quelques photos.

Hélico

A380s stationnés

SAF

Pour la suite direction Aiton. Il y a une prison, ça tombe bien on n’y va pas. Sur le chemin on se trouve un coin à l’ombre et on prend notre repas, deux sandwiches jambon-fromage ainsi qu’une délicieuse tartelette à la poire et une part de flan beaucoup plus quelconque.

Au niveau d’Aiton, l’Arc se jette dans l’Isère. Hasard du chemin, on longe l’Arc pendant quelques centaines de mètres. Beurk que cette eau est sale. Normal, vous me direz, c’est de l’eau qui vient de la Maurienne, et je vous répondrai qu’il ne faut quand même pas être si chauvin, et que si vous êtes pas content, l’Internet est grand vous pouvez aller voir ailleurs.

Beurk quand même.

Arc

Ensuite, si vous regardez une carte, on a 15km en ligne droite entre Bourgneuf et Détrier. C’est pas que ce soit monotone, c’est plutôt interminable. En plus il n’y a pas d’ombre, c’est le début de l’après-midi : on cuit. Alors que j’ai pris cette route des dizaines de fois quand je vivais à Grenoble, c’est seulement sur le vélo je me rends compte que cette route monte. Pas tellement, pas plus de 20-30m en 15km. Mais avec le poids qu’on trimballe, ça suffit à nous ralentir.

Enfin à Détrier on se pose à l’ombre, au bord d’un lac : on est très en avance puisque ce soir on dort à Chapareillan (si vous connaissez l’agence Allibert, vous avez entendu parler de ce bled) chez Régine, elle ne sera pas là avant 18h15.

C’est donc l’heure d’une petite pause.

Binouze

Vers 17h on reprend la route, et après s’être perdus dans Pontcharra, puis avoir sué dans la montée vers Chapareillan, on arrive chez Régine. 5 minutes plus tard la voilà qui rentre du boulot.

Elle travaille à Chambéry pour l’agence de voyage Vélorizons, et elle figure dans le livre retraçant le voyage à vélo à travers les Alpes, conçu et effectué par le fondateur de l’agence il y a quelques années. C’est amusant car j’ai acheté ce livre quand il est sorti, et effectivement il y avait une Régine dans l’équipe !

Régine nous nourrit bien, elle a l’habitude des voyages à vélo, elle sait ce que c’est. On l’a contactée par Warmshower, et comme les deux voyages précédents, la première nuit est donc un Warmshower.

Mais  elle fait mentir le dicton « jamais deux sans trois » : contrairement aux années précédentes, Régine est une super hôte. Il y a deux ans nous étions à Dordrecht dans une famille accueillante mais pas très ouverte. L’an dernier, chez des vieux que nous avions surpris en slip dans leur cuisine au moment du petit déjeuner.

Et ce qui ne gâte rien c’est que le cadre est magnifique. Sur ce on va au lit : aujourd’hui nous avons parcouru 84,61km en 4h25, avec 323m de dénivelé.

Vue depuis Chapareillan

Le lendemain nous repartons, cette fois-ci pour Grenoble. On commence par suivre la route en balcon sous les falaises de la Chartreuse. Là encore je ne connais quasiment pas puisque je suis passé de nombreuses fois par cette vallée, mais presqu’uniquement par l’autoroute.

Au Touvet, on rejoint l’ancienne nationale. Puis les villages se succèdent, et on arrive à Crolles, où j’ai travaillé pendant 3 ans chez ST.

Crolles

Il y a aussi une usine de sirop !

On a fait un détour dans Crolles, et pour retourner à la route direction Grenoble, on se tape des petites montées en plein cagnard à travers Bernin, c’est harassant.

Enfin c’est St-Nazaire, St Ismier, Montbonnot, Meylan, avant de longer l’hôpital à La Tronche, de traverser l’Île Verte et de tomber sur la place Grenette, en plein centre de Grenoble.

À Meylan, un type en voiture est arrivé à notre hauteur, a baissé la vitre passager et m’a dit « elle pédale pas, derrière ! ». Et j’ai pensé que si j’avais réclamé ne serait-ce qu’un euro à chaque fois qu’on nous a fait ce genre de remarque…

Millionaire, je vous dis.
Millionaire.

 

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4 Responses to Épisode 1 : Régine casse la loi des séries

  1. Jl

    Je n’ai finalement pas su : elle pedale ou pas , derrière ?
    Jl

  2. Mirabelle

    Non, je ne pedale pas, il ne manquerait plus que ça !
    C’est bien trop fatigant 🙂

  3. Antoine

    Profitez !!

  4. Serge BOUHANA

    Quel parcours épique !

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